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Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Hervé PAMBO MBOUMBA


Le Matoro

Publié par Muêtchi 'PAMBU MBUMBE sur 4 Novembre 2013, 21:10pm

Les Fangs entretiennent autour de leurs villages, un plant qui n’est ni exigeant en qualité de sol, ni noble. On pourrait penser, qu’il pousse même seul et ne requiert aucun soin, il s’agit : de la banane cochon (matoro). Sa préparation est tout aussi simple : on coupe les régimes, on détache les mains de bananes et on les cuit à l’eau avec la peau. Avant de les manger on retire les peaux. C’est l’aliment par excellence anti famine, toujours disponible.
La culture intensive et la commercialisation du manioc en pâte cuite par les fangs, va créer deux variétés de manioc sur le marché.
L’une, celle des Loango (thikwang) ou par extension, celle des miènés ; le tubercule est rendu mou par le trempage, il est râpé, malaxé, défibré finement, attaché en bâton dans des feuilles et cuit à l’eau.
L’autre, celle des pahouins (mbu); le tubercule est rendu mou par le trempage, il est pilé, malaxé, défibré grossièrement, attaché en bâton dans des feuilles et cuit à l’eau.

Les Mpongwès, arbitres malgré eux, appréciaient tout aussi bien le manioc pahouins que le manioc Loango, selon les circonstances.

Mon cousin Mpongwè, aime d’autres transformations du manioc comme : iguouèssè, pundu et tutè n’piké. Mais sa préférence va, pour le manioc fang, réchauffé à la vapeur, accompagné d’un plat de mulets ou de sardines fumées, à la sauce de chocolat indigène gluante (ndôô ou odika des fangs).

L’introduction de la banane plantain dans les habitudes alimentaires n’est arrivée que plus tard avec d’autres populations et l’ouverture d’autres espaces de cultures, loin à l’intérieur des terres ainsi que la praticabilité des voies de communication reliant Libreville au reste du Gabon.

Tuté n’piké

Tutè n’piké eh eh

Mi daguiné Tuté n’piké eh eh

Depuis mes grands parents, on mange : gnèbwè, odika,, owèmbô, luvesse mu mwambe, issènènè, ayakwè, tchilèmbe, obamiko, igèwu, n’kunu.

Mais je ne peux oublier Tutè n’piké (le buvard de manioc braisé, qui est un accompagnement de plats, comme le pain).

(de C. Damas. O)

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