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Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Hervé PAMBO MBOUMBA


Omboué

Publié par Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE sur 14 Octobre 2015, 23:32pm

Chapitre   IV     Omboué

(extrait du livre : les Loango - déc 2013)

Nandipo oh oh oh

N’tchungu ndéé éé viéé.

Selon le témoignage de mes parents, à Omboué, il n’y avait pour nous, pas véritablement de fracture culturelle. Il y avait là, les Nkomi du Fernand-Vaz (N’Komi y’éliwa) originaires de la contrée, composante du Groupe Omiènè et les autres populations, majoritairement du Sud du Gabon. Omboué qui fait partie de la région des lagunes, est aussi un des greniers de la métropole insulaire de Port gentil. Ses produits vivriers sont remarquables sur les marchés et se distinguent par une particularité bien évidente telle que, son pôti ou manioc buvard, son bâton de manioc à hauteur d’homme, enveloppé avec de la paille (ôpâvu), son mâchoiron (n’kèmbè) salé ou fumé, sa tortue d’eau douce à la carapace plate et cartilagineuse (oguembé) et une flore et faune, de la très riche biodiversité du Gabon. Sur le plan religieux, outre les religions locales initiatiques (ndjèmbé, bwuiti y’akowa, ivanga), la Lagune du Fernand-Vaz abrite un  sanctuaire religieux prestigieux : la Mission Catholique Sainte Anne d’Odimba.

La Mission entretien aussi une célèbre Ecole où furent internés mes deux ainés pendant deux ans. L’Ecole recevait des enfants des hameaux environnants sur plus de cent kilomètres à la ronde et se distinguait par un régime d’Internat ou malgré tout, la débrouillardise était de mise. Les parents y déposaient leurs enfants pour une période scolaire de neuf mois (d’octobre à juin) avec des provisions composées de légumes secs et de viande boucanée. Le plus prisé de ces aliments était évidement, une transformation du tubercule de manioc en farine granulé (farigna), dont le conditionnement pour la conservation se faisait dans des grands récipients  d’argile ou de verre (égamba), de contenance moyenne de vingt litres. Les besoins en alimentation à l’internat étaient assurés pour le reste, par l’encadrement des religieux (jardinage, arbres à pain, verger) et la providence, qui pouvait offrir des spécimens imposants de la nature, abattus par les riverains, tels que : poisson, hippopotame, éléphant, caïman ...

Omboué

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