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Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Hervé PAMBO MBOUMBA


036 SALON des ARTS NUMERIQUES DE LIBREVILLE

Publié par Pambo Hervé sur 17 Novembre 2009, 18:37pm

  S@NDEL

 

le SANDEL 001

 

 

 

Les Arts Numériques se caractérisent essentiellement par les créations faites sur le web.

Internet est devenu une source, un outil de créativité pour les Arts en même temps qu’un moyen de diffusion et de vulgarisation sans égal à nul autre pareil. 

Ces créations sont réalisables dans : la littérature, la photographie, la peinture, le son,  la musique, le cinéma, les jeux vidéos etc.

Le potentiel offert par, la fiabilité,  la puissance, des supports numériques que sont : un PC, un appareil photo, une caméra numérique, un téléphone portable etc. n’a de ce fait, pas de limite à l’imagination et à la créativité de l’homme.

Dans un continent comme l’Afrique où l’essentiel de nos repères culturels est basé sur l’oralité et l’artisanat, la colonisation, l’acculturation, le développement, la mondialisation pervertissent tous les jours  nos identités.

Nous devons grâce à l’appropriation  des  outils de développement  que sont les TIC, pouvoir recueillir, fixer, diffuser nos Arts.

Cette nécessité devient impérieuse eu égard à l’importante érosion de notre mémoire. Nos bibliothèques  n’en finissent pas de brûler sous nos yeux  alors que les moyens de pérennisation  de ce patrimoine sont paradoxalement disponibles.

Initialement notre démarche consistait à démontrer, comment à partir de la défense d’une identité culturelle, nous pouvons mettre en évidence l’importance aujourd’hui de l’apport des TIC dans la sauvegarde de nos cultures et partant dans  le recul du repli identitaire par la numérisation.

La collecte des fragments de cultures ou de mémoires que peut permettre l’utilisation de nombreux supports numériques et leurs vulgarisations sur le Net, ouvre nos nouvelles générations du "virtuel" à une meilleure  connaissance de leur propre identité dont parfois les liens lointains avec d’autres cultures sont  héréditaires.

L’urgence de cette mission s’impose impérativement à nous car nous assistons tous les jours à la disparition sous nos yeux de nos bibliothèques pendant que l’ignorance et l’égoïsme nous privent à jamais de notre mémoire et de nos repaires.

Ce projet de vulgarisation de nos cultures par le Net peut être boosté  par l’organisation d’un Salon Africain des Arts Numériques, à l’image de la  "Fête des cultures" ou du "Fespaco" .

 

Le S@NDEL sera un  forum national, puis international valorisant notre savoir-faire  culturel, industriel et commercial par le Net.

Il réunira dans un même espace et pour un même but, les créateurs divers, les fournisseurs des supports numériques, les fournisseurs d’accès au Net, les fournisseurs de logiciels, un gestionnaire de compte de paiement par carte de crédit comme … la Poste et les consommateurs d’Arts.

On primera à ce festival les meilleurs sites traitants :

- De l’histoire des peuples.

- Des Arts oratoires.

- Des mémoires visuelles par la photo.

- Des mémoires visuelles par la vidéo web.

- Des Arts culinaires.

- Des Arts  médicinaux   et de la pharmacopée par le web.

- De la sculpture, de la peinture, de la littérature, de la musique etc.. etc.

 

Les temps forts de ce salon seront :

- La composition par des posters imprimés (50cm x 30cm), d’une fresque    

  représentant les portails web des exposants postulant aux divers prix.

- L’initiation  à la création des blogs et des sites internet.

 

Etat des  lieus

 

Faire apparaître une information sur le Net par le web n’est pas une sinécure au Gabon et généralement en Afrique subsaharienne car, si bien des efforts ont été entrepris sur le plan national pour vulgariser l’utilisation de l’outil informatique il n’en demeure pas moins que dans le cadre de la mondialisation et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication,  nous n’avons pas encore mis en place les conditions d’une exploitation optimale par nous-mêmes de notre immense potentiel culturel et économique.

Nous avons de par les faiblesses de notre développement et de notre marché - à priori - une économie de rente et de consommation.

Une certaine consommation, celle  de la Culture et des Arts (plus proche de nos possibilités et de nos attentes) connaît partout dans le monde une explosion par l’utilisation de l’Internet.

Bien des vulgarisations sont faites au niveau national pour renforcer nos capacités à l’utilisation de l’outil informatique. Mais il est établi un constat  sur le terrain que nous restons consommateurs tant que tout l’environnement des TIC n’est pas assez construit et accessible au plus grand nombre afin de faciliter la production de données diverses sur le Web permettant un temps soit peu d’amoindrir le déséquilibre des échanges d’informations.

 

Il y a au titre des acquis :

 

- La journée internationale des NTIC – une initiative salutaire, une fois/an du

  Ministère de l’information et de l’Economie numérique.  

- La foire des ordinateurs – qui a permis de réduire le coût d’un PC ordinaire,  de 10 

  à 1 à moins de 10 ans.

- Les fournisseurs locaux des équipements informatiques.

- Les fournisseurs locaux d’accès au Net.

 

 

Il y a au titre des manquements et des insuffisances constatées.

 

Le PC reste un produit de luxe pour une forte majorité de nos concitoyens.

Que peut on faire avec une composition classique de cent mille francs cfa ? Pas grand-chose sinon  écouter de la musique et jouer au Poker !

Si l’on veut acquérir  une composition de bureautique acceptable (PC, graveur, Imprimante laser, scanner, onduleur et connexion à Internet), le coût devient presque prohibitif et ne peut être justifié que par un intérêt pécuniaire,  une œuvre de l’esprit   non lucrative, un œuvre de bienfaisance. Dans les deux derniers cas – qui constituent l’élément essentiel de notre réflexion sur le S@NDEL – il faut créer les conditions matérielles pour stimuler et institutionnaliser, la créativité.

 

La création des Sites ou des pages Web  demeure encore l’apanage des grandes entreprises et de quelques passionnés fortunés par le fait que le prix d’un hébergement par un opérateur local  ou celui du changement d’une page est prohibitif et de longue durée de mise en place.

 

Le difficile compromis entre la transmission radio (Wimax, 3G) et le réseau filaire qui met surtout en évidence l’insuffisance de l’urbanisation de nos villes en l’occurrence : Libreville.

 

Les cybercafés ne sont pas équipés pour ce genre de prestations quand bien même que la facturation au temps passé leur est favorable. Il n’y a aucun cybercafé à Libreville qui dispose d’un éditeur de page Web (htlm) comme FrontPage de MicroSoft ou autre !  

 

Le débit de la connexion fournie par Gabon Télécom au grand public par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès, est d’une lenteur telle qu’il est difficile de charger une petite page ou télécharger un fichier sans y passer la nuit !

 

Tous les services payants sur le Net même à des coûts dérisoires, sont irréalisables car il n’y a pas un opérateur financier sur la place qui représente une carte de paiement comme Mastercard et autre pour des petits clients. Par conséquent il est impossible de se payer un petit logiciel adapté à son application par le biais d’Internet ou de faire même du petit télé-commerce.

 

De nombreux systèmes fonctionnent  avec des logiciels piratés, de même que l’absence d’Antivirus expose gravement les équipements numériques aux dangers de contamination.

 

Que voulons nous faire dans le cadre du S@NDEL?

 

- Créer par l’entremise du Salon, une compétition qui va booster Internet et le Web afin de susciter plus de production devant faire, la promotion de ce que nous avons à offrir à nos familles, à notre société, à l’Afrique et au Monde.

- Faire connaître d’avantage le rôle de chacun (droits et devoirs).

  - Cibler les pôles d’investissement et de développement valorisant le Web.

- Susciter les vocations dans la formation et dans les métiers de l’Internet et du Web.

- Attirer les investisseurs et les organismes internationaux disposés à renforcer nos capacités en la matière.

 

Comment faire face en même temps à l’insuffisance des équipements, au déficit des   formations, à l’harmonisation des politiques ?

 

En dehors de l’aspect artistique que va susciter la mise en place du S@NDEL, que va-t-on exiger aux Administrations Centrales, aux Collectivités, à l’Enseignement, en terme d’application de la gouvernance numérique ?

Ne nous posons pas trop de questions car il semble que malgré la bonne volonté de l’Etat, des pesanteurs multiples à l’exemple de celles observées cycliquement sur les fronts sociaux de l’Administration, freinent ses efforts  sur cette question.

Sinon comment peut on s’occuper d’un aspect accessoire - à priori - nécessitant en même temps un effort important de financement, la mobilisation d’importantes ressources humaines qualifiées, lorsque les bénéficiaires ou les concernés sont plus souvent sur le terrain des revendications sociales à très fortes implications financières pour l’ Etat ?

Même si on peut se féliciter aujourd’hui   de l’implication d’une haute personnalité scientifique comme le  Professeur Cheikh Modibo Diarra, nommé collaborateur à plein temps de l’Etat pour les questions de gouvernance numérique, les mêmes causes produisant les mêmes effets … - nous observons depuis le lancement du projet "E-gouvernement" en 2004, une certaine lenteur conséquente peut être aux nombreuses attentes dont fait face l’Etat.

 

L’AJECO (Association des Jeunes et des  Cadres d’Owendo), a expérimenté à partir de 2005, la gestion numérisée dans l’Enseignement primaire, avec l’implication de deux Ecoles Publiques à Owendo : l’ EP SNI 1 et l’ EP Akournam 2

 

 

Grâce à la rencontre de deux générations d’exception, les résultats obtenus - surtout avec la première Ecole - sont à ce jour largement au dessus de ce que l’on pouvait espérer.

Ceci démontre que l’on peut travailler sur le terrain, bien entendu avec les orientations politiques, mais aussi avec les autres acteurs de proximité que sont les ONG diverses, qui peuvent asseoir cette politique. C’est à l’Etat de voir comment organiser tout cela afin de rendre concrète son action.

 

En créant aujourd’hui le S@NDEL, nous espérons mettre à contribution toutes les intelligences de notre pays et du  Continent afin de les impliquer plus que jamais à "l’émergence"  d’un autre "Nouvel Ordre de l’Information et de la Communication

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