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Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Hervé PAMBO MBOUMBA


Le Ndjèmbè ou Gnèmbi

Publié par Muêtchi 'PAMBU MBUMBE sur 30 Mai 2013, 10:14am

Le Ndjèmbè ou Gnèmbi
Le Ndjèmbè ou Gnèmbi

Le Ndjèmbè

(extrait du livre : les Loango)

Zi Ndjèmbè Yo ? !

Yo !

Le Ndjèmbè est la forme adaptée à la culture Mpongwè, du Nyèmbi, de tous les peuples bantus du Gabon. La similitude ou la coexistence des cultures Loango et Mpongwè, a favorisé l’initiation des femmes Loango, au Ndjèmbè. Le Ndjèmbè protège des pouvoirs mystiques et soigne. Il façonne la jeune fille au statut de la femme.

Il est le recours ultime aux palabres, entre les familles et aux conflits importants, mettant en danger la communauté avec des tiers ou même avec le pouvoir Administratif, à propos d’une décision peu avantageuse pour la communauté.

Dans une situation dont l’évocation réveille les esprits (abambo), Le Ndjèmbè peut alors être convoqué en conclave extraordinaire, par les grandes prêtresses Gwèvilo, qui livreront après consultation des divinités, dans leur sanctuaire (iwenga), leur vérité, aux sages, dans une formulation souvent ambigüe, laissant le soin aux protagonistes de tirer eux-mêmes les conclusions utiles.

Dans une situation très grave, les prêtresses vont faire des incantations en tapant chacune sur son orega. Toutes choses qui concourent à concentrer les esprits sur le problème de manière répressive ou protectrice.

Comme dans les autres sociétés sécrètes, les liens qui y sont établis, raffermissent les rapports de ses adhérentes dans la vie normale.

On y entre tout de même par cooptation très étroite, tant les susceptibilités entre les femmes, dans par exemple, l’adversité séductrice, peuvent se révéler dangereuses.

Le rite d’initiation au Ndjèmbè (baptême et passage en grade), se déroule, en saison sèche, au sanctuaire, dans un conclave de deux semaines environ, entre femmes. A la sortie, les initiées, habillées du pagne blanc bordé d’une bande d’étoffe rouge, coiffées de parures de raphia et de grelots, vont exécuter la danse de clôture. La chorégraphie, devant une importante assistance de parents et amis, va être des plus représentatives des chants, de la grâce gestuelle et physique, des grandes danseuses du Ndjèmbé, encouragées par des “zakuna“ du public.

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