Mwane bwale. (extrait du livre : les Loango).
Je saisissais encore mieux, à l’occasion de ce deuxième séjour, la spécificité culturelle des Mayésiens, dominée par un bilinguisme lumbu-vili et dans une moindre mesure, on y parle aussi “punu“, qui sont aussi originaires de Mayumba. On était toujours dans la fièvre du cinquantenaire, une fête plongée dans une ambiance tantôt gaie, tantôt triste et nostalgique suite à la disparition tragique, trois mois plus tôt, de l’enfant du village, Noli (Mwane bwale), dont les mélodies au rythme du zouk, avaient séduit les Caribéens, malgré que la mémoire s’étant effacée en eux, ils ne se souvinssent plus, qu’ils puissent être aussi Loango. La force de Mwane bwale, était d’avoir chanté tous les cinquante titres de sa carrière extraordinaire, en langue Lumbu, en imprimant à ses textes une forme de poésie tour à tour : moraliste et sentimentale. Il avait porté très haut les valeurs de la culture Lumbu N'gângu, bien que le nombre de ses locuteurs ne soit limité qu’au Gabon.
Mvule tsiotsu vo yilu miru
Tsi va gideme
Cheri..
Bane b’agu
Ndzale ba ka lile
Nessi o ikole ba sa be wende
Ibile mbongu tsi ne mane
(de Noli - Mukuili – in mémoriam)
Exemple de phrase en Lumbu :
Ngè (toi) gni va tsôle : je t'aime
