Malgré la générosité de personnes qui nous avaient servies, à un moment ou à un autre, de tuteur, de père adoptif ou de maman de cœur, cela ne pouvait faire de nous des assimilés de leurs ethnies. Ma mère était d’abord Loango de père et de mère avant de se porter en mariage.
On pouvait gloser sur mes liens paternels, je n’en ai cure. Mes grands parents maternels et ma mère, ont joué un rôle très important et présent dans mon éducation, tantôt par défaut, tantôt par la logique matrilinéaire qui caractérise la société bantou et plus spécifiquement, des lois qui régissent le droit du lien de sang (muili nguli) légitimant, le droit successoral chez les Loango. Par ce principe, j’étais Loango, petit-fils (n’têkulu) de Kâk Kambissi Sale et, du clan des Bayendji et de la tribu des M’Pili Tchivêtchi.
KAMBISSI SALE (nièce du Chef Kumbe Charles de n’bane à Myumba), était la seule génitrice - reconnue d’autant plus par la logique matrilinéaire – et l’unique référence de toute la famille, du Cap Lopez à Montagne Sainte.


