De plus en plus, les mobilisations politiques de tous bords font appel à l’utilisation des militants et sympathisants des "hors zone". Ces "hors zone" comme l’indique leur nom, se situent soit en dehors d’une zone spatiale (section, fédération) ou dans un contexte d’activité communautaire non lié à la politique donc apolitique : groupe (socio-économique, culturel, sportif, religieux etc.) parents, amis.
Particulièrement, les cités des cadres et autres quartiers résidentiels, sont des lieux où résident des citoyens de classe sociale moyenne et supérieure qui se distinguent à priori par leur caractère frondeur et radical sur les questions politiques relevant des préoccupations secondaires (leadership politique, logement, emploi, voirie, éducation etc.). Ces préoccupations sont invariablement, les sujets favoris des réunions et autres rassemblements, dans lesquels les responsables politiques locaux éprouvent d’énormes difficultés à les y associer d’autant plus que (souvent), les critères ayant prévalu à leur propre installation peuvent être entachés de subjectivité.
Les "hors zone" sont donc un palliatif au désintéressement des résidents, dans les mobilisations, les sensibilisations. Elles deviennent ainsi, à la faveur des consultations électorales, des vrais acteurs de l’action politique.
Un ou plusieurs responsables politiques dans un secteur donné, peuvent développer des liens croisés avec des "hors zone" dont sont aussi membre, les militants des cellules de base politiques, elles constituent finalement un type de militantisme particulièrement bien intégré leur consacrant une notoriété à cause de leur mixité sociale, (jeunes, étudiants, sans emploi , petite classe) et de leur disponibilité spontanée à gérer le temps.
L’utilisation des "hors zone" peut mobiliser des compétences précieuses dans la présentation des problèmes liés aux fonctionnements des entités politiques à l’exemple de la thématique développée par la mise en place des "réseaux sociaux".