(extrait du livre :: les Loango)
…Ce vaste banc de sable parsemé de petites rivières et de marécages était déjà occupé par les Orungu, bien que relativement peu nombreux. Ils n’eurent comme concurrents pour la conquête de l’ile, que leurs propres frères Omiènès (Nkomi, Galoa, Enenga, Adjumba, Ngowé, Séké).
…Revenant de leurs campements de Neng’abembé, les pêcheurs orungu, écoulaient leurs prises (mônô, n’kouèrè, atchoa-m’polo, n’pwaoa, ntchèna-mandji), au débarcadère en face du Marché central et s’adonnaient ensuite aux commérages autour d’un incontournable et interminable apéritif. Toute contradiction, tout désaccord en ces lieux, faisaient l’objet d’un rappel à l’ordre, musclé et sans concession, du genre : “mi bola wè“ (je te frappe !). Une intimidation qui suffisait très souvent à éloigner les esprits belliqueux ou mal informés, des penchants guerroyeurs de leurs protagonistes, écoutant :
Ar’agamiè na lowi tchalé éh éh …
Banga sodu
Afunda makoro.
Koro,
Afunda mabiéni …
é zoua é ézoua za za éh éh
(Prince Martin R & Hilander.)