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Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

Hervé PAMBO MBOUMBA


LES RÉSEAUX SOCIAUX EN APPUI DE L’ÉMERGENCE

Publié par Moêtchi M'PÂMBU MBUMBE

 

LES RÉSEAUX SOCIAUX EN APPUI DE L’ÉMERGENCE

 

 

SOMMAIRE

 

Chap.

Titres

Pages

1

Les réseaux sociaux en appui de l’Emergence"

1 à 3

2

NTIC : l'exemple de l'Ecole Publique de la SNI1 à Owendo

4 à 7

3

L'exemple du concept : Sports-Technologies-Etudes

8 à 10

4

Les Hors Zones

11 à 12

5

Le SANDEL (le Salon des Arts Numériques de Libreville)

13 à 18

 

 

 

 

 

LES RÉSEAUX SOCIAUX EN APPUI DE L’"ÉMERGENCE"

mai 2010

 

1. NTIC : LES RÉSEAUX SOCIAUX.

Un réseau social est un ensemble d’individus regroupés par catégories (sociale – professionnelle – amicale – associative – politique - etc.) reliés entre eux par des liens interactifs et dont la facilitation des contacts est rendue possible par la gestion d’une base de données et d’un réseautage par Internet.

2. LES RESEAUX SOCIAUX ET LA POLITIQUE.

Dans le prolongement de la politique du "Pacte National de solidarité et de développement" (1998), du "Partage", du "E- gouvernement" en 2004, nous avons crée avec l’AJECO,  un partenariat pour le développement des NTIC,  avec les Ecoles publiques de la SNI1 et de AKournam 2  à Owendo.

Cette expérience du développement des NTIC à l’Ecole s’est avérée largement positive au regard des résultats obtenus sur le plan de l’informatisation de la gestion administrative et pédagogique, plus particulièrement avec l’E.P SNI1.

Dans la poursuite de cette expérience, la réaffirmation par Son Excellence, le Président de la République, Ali BONGO ONDIMBA - dans son projet de société "l’Avenir en confiance" pour un "Gabon Emergent" - de développer les infrastructures de télécommunication, nous donne encore l’opportunité de proposer des nouveaux axes de déploiement et d’intérêt sur les TIC. Il est possible, au regard de ce que nous avons fait depuis 1998, de construire des réseaux sociaux soutenant la politique de l’Emergence, en redynamisant les viviers de relations que nous avons tissées dans :

- L’Education (EP SNI1 – Akournam 2 - …)

- Les Sports (coupes de football – coupes de basketball – cross)

- Les Mouvements associatifs (Dinonga - Owendo Avenir – AJECO -

  Owendo d’abord)

Et en créant bien d’autres encore à l’exemple des Comités virtuels du Parti.

Le réseautage devra permettre à partir d’un faisceau d’informations à temps réel - nourri par les réseaux sociaux sectoriels - de gérer, d’évaluer, d’identifier, de cibler et de contrôler, la mobilisation, la contribution, le soutien spécifique aux réseaux sociaux de base. Il est pour cela nécessaire de faire construire progressivement mais urgemment - compte tenu des échéances à venir - une architecture locale des réseaux sociaux, coordonnée par un Responsable politique

Quelques exemples :

  • Dans l’Enseignement.

Equipements en matériel de TIC des : Ecoles publiques, CES, Lycée, Université. Mise à contribution motivante de jeunes étudiants stagiaires en technologies numériques qui seront commis à la gestion des données et au développement des réseaux sociaux dans les établissements scolaires.

  • Dans les Sports.

Réhabilitation des plateaux extérieurs de sport du Lycée Technique National Omar BONGO ONDIMBA dont - en premier lieu - celui de Basketball. Mise à contribution motivante d’un encadreur sportif ayant des connaissances en gestion des données numérisées.

Continuation avec les autres sites suivants : ESCAP, CES, CUSS, CDM,

ROUGIER, GARE OCTRA, etc.

  • Dans la Culture et les Arts.

Regrouper les créateurs et enregistrer les œuvres artistiques et culturelles : dans la littérature, la musique, la photo, la peinture, les groupes culturels traditionnels, etc.

Mise à contribution motivante d’un encadreur ayant des connaissances dans l’utilisation des outils de numérisation.

  • Dans les autres domaines.

Regrouper les acteurs sociaux opérant dans : l’agriculture – la pêche – l’artisanat – la petite industrie – les emplois divers – les sans emplois – les commerces - etc.

3. Impact

Le point focal de la mise en place des réseaux sociaux est bien évidement, la COMMUNICATION. Encore une fois, l’exemple que nous pouvons donner des réseautages en partant de ce que nous avons fait depuis  constituer, la trame d’une représentation des activités politiques dans l’esprit du PSGE, si un ou plusieurs de ces réseaux se distinguent remarquablement dans des domaines ressortant l’avantage des Technologies de l’Information et de la Communication, pour une meilleure connaissance des potentialités, des réalités et des aspirations de nos populations.

Le champ d’expérimentation des réseaux sociaux dans la Commune d’Owendo devra être - au bout de 15 mois - fort d’au moins de dix mille membres actifs avec une forte majorité de jeunes qui sont les plus présents sur les plateformes virtuelles.

Il va indéniablement se produire au fur à mesure, un phénomène de maillage interne : dans la commune, à l’intérieur du pays dans les villes à forte densité d’étudiants comme : Franceville, Port-Gentil et les autres capitales de province ainsi que dans certains départements. Et un autre phénomène de maillage vers l’extérieur à l’endroit des nos ressortissants à l’étranger et des nos amis.

En outre il est a espérer qu’après tant d’investissements sur le plan politique et social, de nombreux adhérents s’approprient les "réseaux sociaux organisés" et s’opposent - dans l’opinion nationale et internationale sur le Net - en contrepoids favorable à la politique de l’Emergence.

Cela doit avant tout être l’effort de chacun. Je propose pour ma part de mettre mes expériences, mon espace vital et mon temps, - dans les développements informatiques, dans l’encadrement des mouvements associatifs et dans mon engagement à la politique du xxx – à relever le défi de ce nouveau challenge

 

mai 2010

Hervé PAMBO MBOUMBA

 

 

LES RÉSEAUX SOCTAUX EN APPUI DE L'ÉMERGENCE

NTIC : l’exemple de l’école publique de la SNI 1

 

 

Il y a dans la vie professionnelle d'un homme des événements qui arrivent transforment les paradigmes sur lesquels on n'entrevoyait de modifications, mais lorsqu'on est animé d'une volonté à mieux taire, on reste susceptible au changement. En 2005, par une lettre d'information de la part de Monsieur Hervé PAMBO, j'ai fait la connaissance de ce Grand Frère, un homme, ouvert et passionné de l'informatique. Il proposait dans cette correspondance à toutes les écoles publiques d'Owendo, un traitement gratuit de textes par ses services

informatiques. Alors je saisis cette opportunité, pour lui répondre favorablement et à partir de nos échanges naissait une amitié et partenariat qui alliait transformé l'Ecole publique Owendo SNI1.

Remise des équipements informatiques aux écoles, de G à D : M. le Directeur de l'école et

M. le Directeur de Cabinet représentant le Ministre de l'éducation.

Le 16 juin 2005, je recevais au nom de l'école un équipement informatique offert gracieusement par l'AJECO des mains de Monsieur PAMBO. Il venait d'inaugurer une nouvelle ère pour notre école, qui drainait un passé sombre à cause des actes de vandalisme et d'incivisme dont elle fut l'objet durant plusieurs années. Cet équipement constitué d'un ordinateur complet (écran, unité centrale, clavier, souris, onduleur et imprimante) offrait à l'école cette voie de communication que chaque école doit avoir aujourd'hui : je pouvais aisément écrire à d'autres entités pour sortir l'école du marasme de ses activités, en rendant I 'accès facile aux données numérisées. La rédaction des documents de gestions devint rapide et aisée, ce qui agrémentait les échanges entres l'école et les autres partenaires. L'école avait signé un partenariat de trois ans avec l'AJECO pour un soutien au développement du traitement des informations numériques, en 2006, l'AJECO offrait à l'école un site Internet: ww.epsnilowendo.com. Profitant des efforts de son partenaire, l'école s'est engagée dans ce processus d'introduire les TIC à l'école (je ne voudrais pas parler directement de e-Learning, car nos capacités son encore très faibles), en sollicitant d’autres partenaires et aujourd'hui, elle possède une mini salle multimédias (connexion Internet, cinq ordinateurs). Elle offre gratuitement à plus de cent élèves des cours d'initiation à la bureautique notamment des fichiers Word et Publisher. Tous les documents de gestion sont numérisés" Elle produit un journal scolaire (L'Ecol'Info). La présence de l'ordinateur au sein de notre établissement a transformé notre école, elle se situe parmi les premières écoles publiques de la République à disposer des informations numérisées et à offrir une formation en informatique. C'est dire que l'action engagée en 2006 par le Président d'Honneur de l'AJECO, actuel DG de Enifer, a largement contribué au développement de notre école. Il est juste en lisant cet article qui parle des "NTIC I' exemple de l'école publique de la SNI 1", de lui témoigner toute notre reconnaissance et l'encourager sur cette voie malgré les incompréhensions et la critique négative, qu'il sache que ces efforts n'ont pas été vains, plus de 700 élèves voient leur école évoluée à cause de lui.

L'Ecole a des partenaires au niveau international, notamment en France et au Canada.

Son engagement démontre la nécessité impérieuse qu'il faut doter chaque école d'un

poste d'ordinateur surtout des écoles situées en zone urbaine et d'amener chacun au traitement de données numérisées c'est-à-dire mettre en réseau les écoles et leur hiérarchie, cela semble un vaste chantier, mais l'éducation nationale en sera très heureuse au niveau du traitement de l'information, sachant que la nécessité de créer une base de données des services (centraux et décentralisés) de l’éducation nationale. Ce qui est sur, je sais que l'on n'y parviendrait surtout grâce aux bonnes volontés, à l'exemple de Monsieur Hervé PAMBO.

Jeannot ENGONE Directeur de l'École publique Owendo SNI 1.

Commentaire n° 1 posté par Ecole SNI 1 Owendo, le 30 décembre 2008 à 14h37.

 

LES RÉSEAUX SOCIAUX EN APPUI DE L'ÉMERGENCE

L'exemple du concept : Sports-Technologies-Etudes

Les actions de l'AJECO se sont développées toujours dans un partenariat jeunes et moins jeunes (cadres). Nous avons mis en place des structures légères de jeux pour les jeunes, telles que les demi-plateaux de basketball.

 

Tournoi à la cité SNI à Owendo

La conception et l'utilisation des demi-plateaux mettaient en exergue, la capacité technologique des cadres expérimentés et généreux qui pouvaient soit eux-mêmes confectionner ces équipements fixes de jeux ou les financer.

Le coût moyen d'un demi plateau étant de quatre cent mille francs auxquels il fallait ajouter à période régulière - sous la responsabilité d'un jeune encadreur, les consommables de jeux tels que : la maintenance, les ballons, les filets, la sécurisation de l'installation.

L’accès à ces terrains de jeu de fortunes n'a pas toujours été facile car certains espaces se greffaient complètement à l'environnement existant (cul de sac

chaussée, trottoir, carrefour) engendrant pratiquement des conflits de proximité avec les habitations et les véhicules.

Ainsi la structure communautaire doit elle négocier avec les responsables des propriétés ou des sites dans lesquels ses structures ont été installées avant, mais laissées ensuite à l'abandon par faute de gestion et de coordination.

Il est donc possible de renégocier de gré à gré avec les responsables des terrains suivants : ESCAP - LTNOBO - COMILOG - CNSS - CUSS - CM Jean violas CES Alénakiri - CES Angoungou - Stade Firmin NGARI.

Il est toutefois nécessaire de pouvoir disposer d'un budget pour la réhabilitation ces structures.

Nous allons inciter les responsables désignés de chacune d'elles, à tenir un fichier de pratiquant devant s'acquitter d'une modique somme à cotiser, pour l'entretien de leur structure en laissant s'organiser des tournois, générant de ce fait, des frais de participation et autre entrées (sponsoring de quartier).

Sinon, le but principal est de développer des réseaux sociaux associant Sport- Technologies-Etudes.

Cela est possible dès que la promotion des structures et des pratiquants est faite de façon continue dans les médias et sur les réseaux sociaux tels que facebook et blog par exemple.

 

Tournoi sur le plateau extérieur du Lycée Technique OBO.

Ce plateau est aujourd'hui très dégradé au niveau du sol. Ainsi que les autres structures  {planche anneaux).

Nous pouvons lancer le premier espace Sport-Technologies-Etudes sur le plateau extérieur de basketball du LTNOBO. Ce lancement officiel va permettre de fixer dans les esprits des jeunes et autres sur une nouvelle approche vers eux de la politique de l'Emergence basée sur le développement des réseaux sociaux.

 

 

 

 LES RÉSEAUX SOCIAUX EN APPUI DE L’ÉMERGENCE

les "Hors Zone"

 

De plus en plus, les mobilisations politiques de tous bords font appel à l'utilisation des militants et sympathisants des "hors zone". Ces "hors zone" comme l'indique leur nom, se situent soit en dehors d'une zone spatiale (section, fédération) ou dans un contexte d'activité communautaire non lié à la politique donc apolitique : groupe (socio-économique, culturel, sportif, religieux etc.) parents, amis.

 

I'AJECO (l’Association des Jeunes et des Cadres d'Owendo)

Particulièrement, les cités des cadres et autres quartiers résidentiels, sont des lieux ou résident des citoyens de classe sociale moyenne et supérieure qui se distinguent à priori par leur caractère frondeur et radical sur les questions politiques relevant des préoccupations secondaires (leadership politique, logement, emploi, voirie, éducation etc.). Ces préoccupations sont invariablement, les sujets favoris des réunions et autres rassemblements, dans lesquels les responsables politiques locaux éprouvent d'énormes difficultés à les y associer d'autant plus que (souvent), les critères ayant prévalu à leur propre installation peuvent être entachés de subjectijectivités

 

Les "hors zone" sont un palliatif au désintéressement des résidents, dans les mobilisations, les sensibilisations. Elles deviennent ainsi, à la faveur des consultations électorales, des vrais acteurs de l'action politique.

Un ou plusieurs responsables politiques dans un secteur donné, peuvent développer des liens croisés avec des "hors zone" dont sont aussi membre, les militants des cellules de base politiques, elles constituent finalement un type de militantisme particulièrement bien intégré leur consacrant une notoriété à cause de leur mixité sociale, (jeunes, étudiants, sans emploi , petite classe) et de leur disponibilité spontanée à gérer le temps.

L'utilisation des "hors zone" peut mobiliser des compétences précieuses dans la présentation des problèmes liés aux fonctionnements des entités politiques à l'exemple de la thématique développée par la mise en place des "réseaux sociaux.

 

 

Le Salon  des Arts Numériques de Libreville

 

Les Arts Numériques se caractérisent essentiellement par les créations faites sur le web.

Internet est devenu une source, un outil de créativité pour les Arts en même temps qu’un moyen de diffusion et de vulgarisation sans égal à nul autre pareil. 

Ces créations sont réalisables dans : la littérature, la photographie, la peinture, le son,  la musique, le cinéma, les jeux vidéos etc.

Le potentiel offert par, la fiabilité,  la puissance, des supports numériques que sont : un PC, un appareil photo, une caméra numérique, un téléphone portable etc. n’a de ce fait, pas de limite à l’imagination et à la créativité de l’homme.

Dans un continent comme l’Afrique où l’essentiel de nos repères culturels est basé sur l’oralité et l’artisanat, la colonisation, l’acculturation, le développement, la mondialisation pervertissent tous les jours  nos identités.

Nous devons grâce à l’appropriation  des  outils de développement  que sont les TIC, pouvoir recueillir, fixer, diffuser nos Arts.

Cette nécessité devient impérieuse eu égard à l’importante érosion de notre mémoire. Nos bibliothèques  n’en finissent pas de brûler sous nos yeux  alors que les moyens de pérennisation  de ce patrimoine sont paradoxalement disponibles.

Initialement notre démarche consistait à démontrer, comment à partir de la défense d’une identité culturelle, nous pouvons mettre en évidence l’importance aujourd’hui de l’apport des TIC dans la sauvegarde de nos cultures et partant dans  le recul du repli identitaire par la numérisation.

La collecte des fragments de cultures ou de mémoires que peut permettre l’utilisation de nombreux supports numériques et leurs vulgarisations sur le Net, ouvre nos nouvelles générations du "virtuel" à une meilleure  connaissance de leur propre identité dont parfois les liens lointains avec d’autres cultures sont  héréditaires.

L’urgence de cette mission s’impose impérativement à nous car nous assistons tous les jours à la disparition sous nos yeux de nos bibliothèques pendant que l’ignorance et l’égoïsme nous privent à jamais de notre mémoire et de nos repaires.

Ce projet de vulgarisation de nos cultures par le Net peut être boosté  par l’organisation d’un Salon Africain des Arts Numériques, à l’image de la  "Fête des cultures" ou du "Fespaco" .

Le S@NDEL sera un  forum national, puis international valorisant notre savoir-faire  culturel, industriel et commercial par le Net.

Il réunira dans un même espace et pour un même but, les créateurs divers, les fournisseurs des supports numériques, les fournisseurs d’accès au Net, les fournisseurs de logiciels, un gestionnaire de compte de paiement par carte de crédit comme … la Poste et les consommateurs d’Arts.

On primera à ce festival les meilleurs sites traitants :

- De l’histoire des peuples.

- Des Arts oratoires.

- Des mémoires visuelles par la photo.

- Des mémoires visuelles par la vidéo web.

- Des Arts culinaires.

- Des Arts  médicinaux   et de la pharmacopée par le web.

- De la sculpture, de la peinture, de la littérature, de la musique etc.. etc.

Les temps forts de ce salon seront :

- La composition par des posters imprimés (50cm x 30cm), d’une fresque représentant les portails web des exposants postulant aux divers prix.

- L’initiation  à la création des blogs et des sites internet.

Etat des  lieux

Faire apparaître une information sur le Net par le web n’est pas une sinécure au Gabon et généralement en Afrique subsaharienne car, si bien des efforts ont été entrepris sur le plan national pour vulgariser l’utilisation de l’outil informatique il n’en demeure pas moins que dans le cadre de la mondialisation et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication,  nous n’avons pas encore mis en place les conditions d’une exploitation optimale par nous-mêmes de notre immense potentiel culturel et économique.

Nous avons de par les faiblesses de notre développement et de notre marché - à priori - une économie de rente et de consommation.

Une certaine consommation, celle  de la Culture et des Arts (plus proche de nos possibilités et de nos attentes) connaît partout dans le monde une explosion par l’utilisation de l’Internet.

Bien des vulgarisations sont faites au niveau national pour renforcer nos capacités à l’utilisation de l’outil informatique. Mais il est établi un constat  sur le terrain que nous restons consommateurs tant que tout l’environnement des TIC n’est pas assez construit et accessible au plus grand nombre afin de faciliter la production de données diverses sur le Web permettant un temps soit peu d’amoindrir le déséquilibre des échanges d’informations.

Il y a au titre des acquis :

- La journée internationale des NTIC – une initiative salutaire, une fois/an du

  Ministère de l’information et de l’Economie numérique.  

- La foire des ordinateurs – qui a permis de réduire le coût d’un PC ordinaire,  de 10 

  à 1 à moins de 10 ans.

- Les fournisseurs locaux des équipements informatiques.

- Les fournisseurs locaux d’accès au Net.

Il y a au titre des manquements et des insuffisances constatées.

Le PC reste un produit de luxe pour une forte majorité de nos concitoyens.

Que peut-on faire avec une composition classique de cent mille francs cfa ? Pas grand-chose sinon  écouter de la musique et jouer au Poker !

Si l’on veut acquérir  une composition de bureautique acceptable (PC, graveur, Imprimante laser, scanner, onduleur et connexion à Internet), le coût devient presque prohibitif et ne peut être justifié que par un intérêt pécuniaire,  une œuvre de l’esprit   non lucrative, un œuvre de bienfaisance. Dans les deux derniers cas – qui constituent l’élément essentiel de notre réflexion sur le S@NDEL – il faut créer les conditions matérielles pour stimuler et institutionnaliser, la créativité.  

La création des Sites ou des pages Web  demeure encore l’apanage des grandes entreprises et de quelques passionnés fortunés par le fait que le prix d’un hébergement par un opérateur local  ou celui du changement d’une page est prohibitif et de longue durée de mise en place.

Le difficile compromis entre la transmission radio (Wimax, 3G) et le réseau filaire qui met surtout en évidence l’insuffisance de l’urbanisation de nos villes en l’occurrence : Libreville.

Les cybercafés ne sont pas équipés pour ce genre de prestations quand bien même que la facturation au temps passé leur est favorable. Il n’y a aucun cybercafé à Libreville qui dispose d’un éditeur de page Web (htlm) comme FrontPage de Microsoft ou autre !  

Le débit de la connexion fournie par Gabon Télécom au grand public par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès, est d’une lenteur telle qu’il est difficile de charger une petite page ou télécharger un fichier sans y passer la nuit !

Tous les services payants sur le Net même à des coûts dérisoires, sont irréalisables car il n’y a pas un opérateur financier sur la place qui représente une carte de paiement comme Mastercard et autre pour des petits clients. Par conséquent il est impossible de se payer un petit logiciel adapté à son application par le biais d’Internet ou de faire même du petit télé-commerce.

De nombreux systèmes fonctionnent  avec des logiciels piratés, de même que l’absence d’Antivirus expose gravement les équipements numériques aux dangers de contamination.

Que voulons-nous faire dans le cadre du S@NDEL?

- Créer par l’entremise du Salon, une compétition qui va booster Internet et le Web afin de susciter plus de production devant faire, la promotion de ce que nous avons à offrir à nos familles, à notre société, à l’Afrique et au Monde.

- Faire connaître d’avantage le rôle de chacun (droits et devoirs).

  - Cibler les pôles d’investissement et de développement valorisant le Web.

- Susciter les vocations dans la formation et dans les métiers de l’Internet et du Web.

- Attirer les investisseurs et les organismes internationaux disposés à renforcer nos capacités en la matière.

Comment faire face en même temps à l’insuffisance des équipements, au déficit des   formations, à l’harmonisation des politiques ?  

En dehors de l’aspect artistique que va susciter la mise en place du S@NDEL, que va-t-on exiger aux Administrations Centrales, aux Collectivités, à l’Enseignement, en terme d’application de la gouvernance numérique ?

Ne nous posons pas trop de questions car il semble que malgré la bonne volonté de l’Etat, des pesanteurs multiples à l’exemple de celles observées cycliquement sur les fronts sociaux de l’Administration, freinent ses efforts  sur cette question.

Sinon comment peut on s’occuper d’un aspect accessoire - à priori - nécessitant en même temps un effort important de financement, la mobilisation d’importantes ressources humaines qualifiées, lorsque les bénéficiaires ou les concernés sont plus souvent sur le terrain des revendications sociales à très fortes implications financières pour l’ Etat ?

Même si on peut se féliciter aujourd’hui   de l’implication d’une haute personnalité scientifique comme le  Professeur Cheikh Modibo Diarra, nommé collaborateur à plein temps de l’Etat pour les questions de gouvernance numérique, les mêmes causes produisant les mêmes effets … - nous observons depuis le lancement du projet "E-gouvernement" en 2004, une certaine lenteur conséquente peut être aux nombreuses attentes dont fait face l’Etat.

L’AJECO (Association des Jeunes et des  Cadres d’Owendo), a expérimenté à partir de 2005, la gestion numérisée dans l’Enseignement primaire, avec l’implication de deux Ecoles Publiques à Owendo : l’ EPSNI 1 et l’ EP Akournam 2

Grâce à la rencontre de deux générations d’exception, les résultats obtenus - surtout avec la première Ecole - sont à ce jour largement au dessus de ce que l’on pouvait espérer.

Ceci démontre que l’on peut travailler sur le terrain, bien entendu avec les orientations politiques, mais aussi avec les autres acteurs de proximité que sont les ONG diverses, qui peuvent asseoir cette politique. C’est à l’Etat de voir comment organiser tout cela afin de rendre concrète son action.

En créant aujourd’hui le S@NDEL, nous espérons mettre à contribution toutes les intelligences de notre pays et du  Continent afin de les impliquer plus que jamais à "l’émergence"  d’un autre "Nouvel Ordre de l’Information et de la Communication

 

mai 2010

Hervé PAMBO MBOUMBA

 

 

 

 

 

 

 

LES RÉSEAUX SOCIAUX EN APPUI DE L’ÉMERGENCE
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