extrait du livre : les Loango
...La culture intensive et la commercialisation du manioc en pâte cuite par les fangs, va créer deux variétés de manioc sur le marché.
L’une, celle des Loango (thikwang) ou par extension, celle des miènés ; le tubercule est rendu mou par le trempage, il est râpé, malaxé, défibré finement, attaché en bâton dans des feuilles et cuit à l’eau.
L’autre, celle des pahouins (mbu); le tubercule est rendu mou par le trempage, il est pilé, malaxé, défibré grossièrement, attaché en bâton dans des feuilles et cuit à l’eau.
Les Mpongwès, arbitres malgré eux, appréciaient tout aussi bien le manioc pahouins que le manioc Loango, selon les circonstances.
Mon cousin Mpongwè, aime d’autres transformations du manioc comme : iguouèssè, pundu et tutè n’piké. Mais sa préférence va, pour le manioc fang, réchauffé à la vapeur, accompagné d’un plat de mulets ou de sardines fumées, à la sauce de chocolat indigène gluante (ndôô ou odika des fangs).
http://www.edilivre.com/les-loango-moetchi-m-pambu-mbumbe.html